4 novembre 2009

Non au fichage ADN, non à la criminalisation de l'action syndicale

Mardi 3 novembre, le porte-parole de la Confédération Paysanne du Nord-Pas-de-Calais (Antoine Jean) était convoqué devant le tribunal de Douai pour avoir refusé de se soumettre à un prélèvement ADN.

En décembre 2004, il avait mené avec d’autres militants syndicaux une action symbolique à l’usine Nestlé de Cuincy, où ils avaient prélevé quelques cartons de produits laitiers pour ensuite les redistribuer dans des quartiers populaires. Sept militants avaient alors été condamnés pour ces faits à 800 euros d’amende. Puis, il leur a été demandé de se soumettre à un prélèvement ADN, ce qu’ils ont tous refusé.

Suite à cet acte de désobéissance civique, Antoine Jean encourt deux ans de prison et 30.000 euros d’amende. Son procès a été reporté au mois de janvier prochain, mais deux autres paysan(ne)s sont convoqué pour les mêmes raisons, le 1er décembre à Douai et le 8 décembre à Arras. Des rassemblements et barbecues de soutien sont à nouveau prévus à ces dates.

Les militants du NPA sont mobilisés pour défendre leur cause et s’opposer à cette pratique de fichage qui, à l’origine, était uniquement destiné aux délinquants sexuels et pédocriminels. Mais depuis 2003, l’Etat tente de mettre en place un répertoire de masse destiné à ficher l’empreinte génétique de l’ensemble de la population « présumée coupable ».

27 septembre 2009

Somain. Cheminots en lutte pour la défense du fret

Les cheminots se mobilisent contre la décision de la SNCF d’abandonner 60% de l'activité "wagon isolé". Dans la matinée du samedi 26 septembre, plus de 500 personnes se sont rassemblées à Somain contre la fermeture prévisible de la gare de triage.

Concrètement, c'est 400 emplois qui sont mis en sursis. Plus globalement, le quasi-abandon du wagon isolé entraînerait non seulement la suppression de 6.000 à 8.000 emplois, mais mettrait aussi 1,5 millions de camions supplémentaires sur les routes. Alors que l’on parle beaucoup, du côté du gouvernement, du Grenelle de l’environnement et du réchauffement climatique, cette décision semble totalement manquée de bon sens.

Mais la SNCF ne veut plus de cette activité jugée pas assez rentable. À croire que les vies humaines passent après le souci de rentabilité, quand on connaît le nombre d’accidents de la route pouvant être mortels.

Une vingtaine de militants du NPA, venant du Douaisis, mais aussi des comités d'Abscon et de Valenciennes ont participé à la manifestation de samedi matin.


6 juillet 2009

Manifestation Anti-FN à Hénin-Beaumont

500 personnes qui manifestent à Hénin-Beaumont la veille du second tour des élections municipales, le 4 juillet, pour faire barrage au Front National. Apparemment cela ne suffit pas pour susciter l’intérêt des médias, qui ont complètement passé sous silence cet événement, à l’exception d’un bref article sur la version internet de la Voix du Nord.

30 juin 2009

Calais. Un dispositif sécuritaire monstrueux pour la manifestation des No Border.

Samedi 27 juin à Calais, les No Border n’ont pas débordé. Des militants sont venus de toute l’Europe pour apporter leur soutien aux migrants qui errent dans les rues de la ville depuis la fermeture du centre de la Croix Rouge à Sangatte en avril 2003.

Installés dans un campement autogéré au Beau Marais, les No Border ont été harcelés toute la semaine : plusieurs dizaines d’arrestations, fouilles au corps fréquentes, drapeaux et banderoles confisqués.

La manifestation s’est déroulée dans le calme et la bonne humeur au point que le dispositif de sécurité mis en place par la préfecture semblait totalement disproportionné. Il y avait des forces de police partout, beaucoup plus de CRS que de manifestants. Tout au long du parcours, un mur de casques et de boucliers bordé la chaussée où circulaient les militants. La police se trouvait aux entrées des rues, des cours d’immeubles, sur les quais, les voies ferrées, dans un champ de colza, devant les magasins, les jardins, etc etc… Enfin, un hélicoptère surveillait tout cela d’en haut.

Outre les No Border, il y avait des militants anarchistes, de la CNT, mais aussi du syndicat Solidaires, ainsi que quelques verts. Le NPA fut sans aucun doute le parti politique le plus mobilisé pour cette manifestation prônant la liberté de circulation. Dans une ville anciennement gérée par les communistes, les militants du PCF, du Parti de Gauche, mais également du PS étaient quasiment absents.