Mardi 3 novembre, le porte-parole de la Confédération Paysanne du Nord-Pas-de-Calais (Antoine Jean) était convoqué devant le tribunal de Douai pour avoir refusé de se soumettre à un prélèvement ADN.
En décembre 2004, il avait mené avec d’autres militants syndicaux une action symbolique à l’usine Nestlé de Cuincy, où ils avaient prélevé quelques cartons de produits laitiers pour ensuite les redistribuer dans des quartiers populaires. Sept militants avaient alors été condamnés pour ces faits à 800 euros d’amende. Puis, il leur a été demandé de se soumettre à un prélèvement ADN, ce qu’ils ont tous refusé.
Suite à cet acte de désobéissance civique, Antoine Jean encourt deux ans de prison et 30.000 euros d’amende. Son procès a été reporté au mois de janvier prochain, mais deux autres paysan(ne)s sont convoqué pour les mêmes raisons, le 1er décembre à Douai et le 8 décembre à Arras. Des rassemblements et barbecues de soutien sont à nouveau prévus à ces dates.
Les militants du NPA sont mobilisés pour défendre leur cause et s’opposer à cette pratique de fichage qui, à l’origine, était uniquement destiné aux délinquants sexuels et pédocriminels. Mais depuis 2003, l’Etat tente de mettre en place un répertoire de masse destiné à ficher l’empreinte génétique de l’ensemble de la population « présumée coupable ».
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