
Samedi 27 juin à Calais, les No Border n’ont pas débordé. Des militants sont venus de toute l’Europe pour apporter leur soutien aux migrants qui errent dans les rues de la ville depuis la fermeture du centre de la Croix Rouge à Sangatte en avril 2003.
Installés dans un campement autogéré au Beau Marais, les No Border ont été harcelés toute la semaine : plusieurs dizaines d’arrestations, fouilles au corps fréquentes, drapeaux et banderoles confisqués.
La manifestation s’est déroulée dans le calme et la bonne humeur au point que le dispositif de sécurité mis en place par la préfecture semblait totalement disproportionné. Il y avait des forces de police partout, beaucoup plus de CRS que de manifestants. Tout au long du parcours, un mur de casques et de boucliers bordé la chaussée où circulaient les militants. La police se trouvait aux entrées des rues, des cours d’immeubles, sur les quais, les voies ferrées, dans un champ de colza, devant les magasins, les jardins, etc etc… Enfin, un hélicoptère surveillait tout cela d’en haut.
Outre les No Border, il y avait des militants anarchistes, de la CNT, mais aussi du syndicat Solidaires, ainsi que quelques verts. Le NPA fut sans aucun doute le parti politique le plus mobilisé pour cette manifestation prônant la liberté de circulation. Dans une ville anciennement gérée par les communistes, les militants du PCF, du Parti de Gauche, mais également du PS étaient quasiment absents.
1 commentaires:
Salut,
Non seulement le dispositif policier était monstrueux, mais pour moi qui ai quand fait beaucoup de manifs, absolument inédit. C'est vraiment effarant, surtout au vu de l'absence totle de réaction et protestation face à une telle provocation... Et juste une précision il y avait deux troix manifestants du PG...
Amitiés, philippe, arras.
Enregistrer un commentaire